PDTI : une nouvelle génération de programmes pour refonder la gouvernance territoriale, dixit Mbarka Bouaida
La nouvelle génération des programmes de développement territorial intégré (PDTI) constitue un tournant majeur dans la conduite des politiques publiques au Maroc, en instaurant une transformation en profondeur des mécanismes de gouvernance territoriale. C’est ce qu’a affirmé Mbarka Bouaida, à l’occasion d’une déclaration à la MAP.
Selon Mme Bouaida, ces programmes s’inscrivent dans le prolongement des Hautes Orientations de Mohammed VI et traduisent une volonté de renouveler les approches traditionnelles du développement territorial. Ils reposent sur une méthodologie repensée, fondée sur une identification précise et exhaustive des besoins, ainsi que sur une prise en compte des déficits structurels propres à chaque territoire.
Cette démarche privilégie une approche participative, axée sur l’écoute des populations et l’inclusion des différents acteurs locaux. Elle intègre également les objectifs de développement durable, dans une logique visant à assurer une meilleure cohérence entre les politiques publiques et les attentes des citoyens. Dans cette perspective, les PDTI ambitionnent de renforcer l’efficacité de l’action publique au niveau régional.
Mme Bouaida a souligné que ces programmes s’inscrivent pleinement dans la vision d’un Maroc émergent, visant à réduire durablement les disparités territoriales. L’objectif affiché est d’impulser une dynamique économique inclusive, fondée sur la création d’emplois à l’échelle de l’ensemble du territoire national, sans distinction entre les zones urbaines et rurales.
Elle a, dans ce cadre, rappelé les orientations contenues dans les discours royaux, notamment ceux prononcés à l’occasion de la Fête du Trône et de l’ouverture du Parlement, dans lesquels le Souverain a appelé à l’adoption de cette nouvelle génération de programmes. Ces orientations traduisent une volonté de rompre avec les déséquilibres territoriaux et de dépasser la logique d’un développement différencié entre régions.
La présidente de l’Association des Régions du Maroc a également mis en avant les avancées enregistrées par le Royaume en matière de développement économique et social, estimant que ces acquis constituent une base solide pour la mise en œuvre de cette nouvelle approche territoriale.
S’agissant des priorités des PDTI, Mme Bouaida a indiqué qu’elles s’articulent autour de plusieurs axes structurants, notamment l’emploi, la santé, l’éducation, les infrastructures et la lutte contre la précarité. Ces domaines, a-t-elle précisé, répondent directement aux attentes des citoyens et doivent se traduire par des projets concrets, à fort impact sur les conditions de vie des populations.
Par ailleurs, cette nouvelle génération de programmes repose sur une logique de déconcentration, intégrant les différents niveaux du système régional. Cette approche vise à renforcer la coordination entre les acteurs institutionnels, qu’il s’agisse des administrations centrales, des collectivités territoriales ou des autres parties prenantes.
Mme Bouaida a insisté sur l’importance de cette coordination, considérée comme un facteur clé pour garantir l’efficacité de la mise en œuvre des projets et assurer une exécution optimale des programmes. L’enjeu est ainsi de favoriser une meilleure articulation entre les politiques publiques, tout en renforçant la cohérence des interventions à l’échelle territoriale.
LNT avec MAP
