pétrole guerre

Le pétrole rebondit à cause des inquiétudes sur la trêve entre l’Iran et les États-Unis

Le pétrole rebondit à cause des inquiétudes sur la trêve entre l’Iran et les États-Unis

Par LNT
pétrole guerre

Les cours du pétrole accélèrent leur rebond jeudi en raison des doutes sur la solidité du cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis et à cause d’un détroit d’Ormuz encore largement paralysé.

Vers 11H00 GMT (13H00 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 3,85% à 98,40 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, gagnait 5,05% à 99,18 dollars.

Les frappes israéliennes sur le Liban mercredi, qui ont fait 182 morts et 890 blessés selon les autorités libanaises, font peser un « grave danger sur le cessez-le-feu et les efforts menés en faveur d’une paix durable et générale dans la région », a affirmé dans la nuit de mercredi à jeudi le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, via un communiqué de son porte-parole.

L’optimisme initial lié au cessez-le-feu annoncé avait fait dégringoler les cours de l’or noir mercredi, mais « le marché s’est rapidement recentré sur la réalité sous-jacente: le détroit d’Ormuz reste de facto soumis à des restrictions, et le système pétrolier mondial est loin de fonctionner normalement », a souligné Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Mercredi, « le passage des pétroliers dans le détroit d’Ormuz a été totalement interrompu » après l’attaque israélienne contre le Liban, que l’Iran estime être une « violation du cessez-le-feu », a rapporté l’agence iranienne Fars.

Les Etats-Unis, qui estiment de leur côté que le Liban ne fait pas partie de l’accord de cessez-le-feu, ont averti qu’il serait « inacceptable » que l’Iran bloque à nouveau le détroit.

« Il semble déjà y avoir un désaccord sur le plan en 10 points effectivement en vigueur », laissant supposer que « le cessez-le-feu est mal conçu et mal appliqué », a relevé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Les inquiétudes pour le transit maritime se portent aussi sur l’annonce jeudi par la marine des Gardiens de la Révolution iraniens que les navires passant le détroit d’Ormuz devaient emprunter deux routes alternatives, proches des côtes iraniennes, invoquant la possibilité de « mines » sur l’itinéraire habituel plus au large.

Le trafic reste largement réduit dans la zone, Lloyd’s List Intelligence évoquant des passages en baisse de 90% à travers le détroit d’Ormuz par rapport à la normale sur la semaine écoulée, parmi lesquels l’essentiel est désormais lié à l’Iran.

Tant que cette situation perdure, la capacité d’exportation de pétrole des pays du Golfe reste particulièrement limitée, ce qui est un facteur de hausse des prix.

 

LNT avec Afp

Les articles Premium et les archives LNT en accès illimité
 et sans publicité