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GITEX Africa 2026 : le Maroc défend une IA éthique et renforce son positionnement technologique continental

GITEX Africa 2026 : le Maroc défend une IA éthique et renforce son positionnement technologique continental

Par LNT
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À l’occasion de l’ouverture du GITEX Africa 2026, le Maroc a profité de l’événement pour réaffirmer son ambition de promouvoir une intelligence artificielle (IA) responsable, tout en consolidant son positionnement en tant que hub technologique à l’échelle africaine, à la faveur de partenariats internationaux et d’un soutien accru à l’écosystème des startups.

Une vision marocaine centrée sur une IA responsable

Intervenant lors de cettte rencontre organisée par le Consulat général de France à Marrakech, Amal El Fallah Seghrouchni a souligné que le Royaume défend une approche éthique et encadrée de l’intelligence artificielle.

« Le Maroc ne cesse de prôner une intelligence artificielle responsable, inscrite dans un cadre de valeurs, respectueuse de l’éthique et fondée sur la transparence des algorithmes », a-t-elle affirmé.

La ministre a précisé que cette orientation s’inscrit dans le cadre des choix stratégiques du Royaume en matière de transformation numérique, en cohérence avec les standards internationaux, notamment européens.

Elle a également insisté sur le rôle de l’IA comme levier de développement, indiquant qu’elle doit contribuer à « l’amélioration des services publics, la modernisation de l’économie et la réponse aux grands défis contemporains ».

Dans cette perspective, elle a rappelé que le Maroc s’est engagé dans une transformation numérique ambitieuse visant à bâtir « un numérique souverain, inclusif et créateur de valeur ».

Une coopération maroco-française en expansion

La rencontre a également mis en lumière le partenariat entre le Maroc et la France dans le domaine du numérique.

« Au-delà de ces projets, les relations maroco-françaises se traduisent par une densité d’échanges dans les domaines de la recherche, de la formation, de l’innovation et de l’entrepreneuriat », a relevé Mme Seghrouchni.

Elle a estimé que cette coopération pourrait constituer « un modèle fondé sur l’innovation, le partage des savoir-faire et la responsabilité », à même d’inspirer une dynamique à l’échelle du continent africain.

De son côté, Anne Le Hénanff a mis en avant l’essor du Royaume dans le domaine technologique.

« GITEX Africa illustre parfaitement l’essor du Maroc, désormais considéré comme un véritable hub technologique tourné vers l’ensemble du continent africain », a-t-elle déclaré.

Elle a également salué la mobilisation des entreprises françaises, soutenue par les régions françaises, traduisant une volonté de s’inscrire durablement dans la dynamique numérique africaine.

Des projets structurants en matière d’IA et de data

La ministre française a évoqué plusieurs initiatives concrètes illustrant la profondeur de la coopération bilatérale.

Elle a notamment cité la création d’un centre commun de recherche et développement en intelligence artificielle, ainsi que la mise en place d’un centre d’excellence dédié à la data et à l’IA.

Selon elle, ces projets visent à accompagner la montée en compétences des talents marocains et à renforcer les capacités technologiques des deux pays.

« Ces initiatives illustrent la profondeur et la dynamique d’une collaboration tournée vers l’innovation, la création de valeur et le renforcement des capacités technologiques », a-t-elle souligné.

En parallèle, une rencontre dédiée aux startups bénéficiaires de l’initiative « Morocco 300 » a été organisée à Marrakech, en amont de GITEX Africa 2026.

Cette initiative, portée par le ministère de la Transition numérique, vise à accompagner 300 startups marocaines, avec une prise en charge de 95% des coûts de participation à l’événement.

« L’objectif est de faire émerger 3.000 startups, faire naître des licornes marocaines et assurer la formation de 100.000 talents numériques chaque année », a affirmé Mme Seghrouchni.

Elle a également précisé que le ministère mobilise plus de 700 millions de dirhams pour accompagner plus de 800 startups en phase de structuration, tout en visant à catalyser plus de 2 milliards de dirhams en financement pour soutenir leur passage à l’échelle.

Une stratégie tournée vers les technologies de rupture

La ministre a par ailleurs mis en avant les investissements dans les technologies de rupture, notamment à travers le Jazari Institute et le lancement du Centre national Jazari Root, dédié à l’intelligence artificielle et à la recherche appliquée.

« Cette initiative incarne pleinement notre ambition (…) de donner à nos entrepreneurs les moyens de changer d’échelle et de porter l’innovation marocaine sur la scène internationale », a-t-elle indiqué.

Cette démarche vise à positionner le Maroc comme une plateforme régionale de référence en matière d’innovation digitale, en favorisant les synergies entre les écosystèmes africains et arabes.

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