Réforme du système sanitaire : achèvement de la réhabilitation de 1.400 centres, la deuxième phase enclenchée
Le Ministère de la Santé et de la Protection sociale a annoncé l’achèvement du programme national de réhabilitation de 1.400 établissements de soins de santé primaires, une opération d’envergure visant à améliorer l’accès aux soins et à renforcer la qualité des services à l’échelle du Royaume.
Cette initiative, présentée comme l’un des chantiers structurants du secteur, s’inscrit dans le cadre de la réforme globale du système de santé et de la mise en œuvre de la loi-cadre n°06-22, en cohérence avec les objectifs de couverture sanitaire universelle.
Déployé dans les 12 régions du Royaume, ce programme a mobilisé un investissement global de plus de 6,43 milliards de dirhams, permettant la réhabilitation de 1.400 établissements et bénéficiant à plus de 20 millions de citoyens, en milieu urbain comme rural.
Selon le ministère, cette opération a porté sur la modernisation des infrastructures, le renouvellement des équipements médicaux et l’intégration de solutions numériques, notamment à travers la généralisation du système d’information intégré.
Le programme a concerné l’ensemble du territoire national, avec une répartition différenciée selon les besoins régionaux.
Ainsi, 229 établissements ont été réhabilités dans la région Fès-Meknès, 183 dans Souss-Massa, 164 dans l’Oriental et 143 dans Béni Mellal-Khénifra. D’autres régions ont également bénéficié d’investissements significatifs, notamment Marrakech-Safi (139 établissements), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (127) et Casablanca-Settat (111).
Dans les régions du Sud, 119 établissements ont été réhabilités à Guelmim-Oued Noun, 56 à Drâa-Tafilalet, 31 à Laâyoune-Sakia El Hamra et 8 à Dakhla-Oued Eddahab.
Le ministère souligne que ce programme vise à consolider le rôle des établissements de soins de santé primaires en tant que premier point d’entrée dans le parcours de soins.
Il contribue notamment à améliorer la prise en charge de la santé maternelle et infantile, le suivi des maladies chroniques, la santé scolaire ainsi que les actions de prévention.
S’exprimant à l’occasion du lancement des services de l’hôpital de proximité d’Aït Ourir et du centre de santé rural de Tazart, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a confirmé l’achèvement de ce programme.
Il a souligné que cette initiative constitue « un prélude essentiel dans le parcours de soins », permettant de rapprocher les services de santé des citoyens, notamment dans les zones rurales et enclavées.
« La mise à niveau des établissements de santé vise à renforcer l’offre sanitaire et à promouvoir l’équité territoriale », a-t-il déclaré.
Le Chef du gouvernement a également annoncé le lancement d’une deuxième phase du programme, qui devrait porter sur 1.600 centres supplémentaires.
Dans ce cadre, 500 établissements seront réhabilités dès 2026, avec pour objectif d’atteindre un total de 3.000 centres modernisés à l’échelle nationale.
Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité des efforts engagés pour renforcer durablement le système de santé et améliorer l’accessibilité des soins.
Au-delà de la réhabilitation des infrastructures, les autorités entendent poursuivre la transformation du secteur à travers la généralisation du dossier médical électronique, le renforcement de la formation continue des professionnels et la mise en place de dispositifs de maintenance préventive.
Les perspectives incluent également la construction de nouvelles structures sanitaires, afin d’accompagner la croissance démographique et les évolutions des besoins en matière de santé.
LNT
