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Le pétrole baisse nettement après un plan de paix transmis par les États-Unis à l’Iran

Le pétrole baisse nettement après un plan de paix transmis par les États-Unis à l’Iran

Par LNT
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Les cours du brut sont en baisse mercredi, en raison du plan de paix en 15 points qu’ont fait passer les Etats-Unis à l’Iran pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Donald Trump continue de revendiquer des négociations « en ce moment » avec Téhéran. Mais les doutes sur leur réalité perdurent car l’Iran dément jusqu’à présent discuter avec les Etats-Unis.

« Ce qui est clair, en revanche c’est que Trump souhaite que cette guerre prenne fin », estime Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Vers 10H50 GMT (11H50 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, perdait 5,42% à 98,83 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, tombait de 5,39% à 87,37 dollars.

« Il reste extrêmement incertain de savoir comment l’Iran réagira », car les exigences américaines « ont peu de chances d’être acceptées » par Téhéran, souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Parmi les 15 points, cinq concernent le programme nucléaire iranien, d’autres imposent l’abandon du soutien aux « proxys » dans la région, comme le Hezbollah ou le Hamas, et un point insiste pour que le détroit d’Ormuz reste ouvert à la navigation maritime.

Selon M. Rasmussen, « il n’y a toujours aucune perspective de réouverture prochaine du détroit d’Ormuz », par où transite habituellement environ 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Ce passage reste quasi-paralysé dans les faits, malgré l’affirmation par l’Iran que le détroit demeure ouvert aux « navires non hostiles », selon un communiqué transmis à l’Organisation maritime internationale (OMI).

Dans ce contexte, les préoccupations sur la disponibilité du pétrole brut s’accroissent.

Après une demande du Japon en ce sens, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui a récemment débloqué 400 millions de barils de pétrole tirés des réserves des pays membres, a affirmé être prête à mettre en place un nouveau déstockage « si et quand ce sera nécessaire ».

Pour l’instant, les fortes variations des cours s’expliquent par « un marché guidé par l’actualité », affirme Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

 

LNT avec Afp

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