détroit d’ormuz

Guerre au Moyen-Orient: les conséquences économiques mondiales

Guerre au Moyen-Orient: les conséquences économiques mondiales

Par LNT
détroit d’ormuz

Voici les dernières évolutions économiques mondiales mardi vers 11H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 18e jour:

L’Irak en contact avec l’Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d’Ormuz

L’Irak ultra-dépendant de sa manne pétrolière est en contact avec l’Iran pour faire passer ses pétroliers via le détroit d’Ormuz, a annoncé le ministre du pétrole irakien qui veut relancer les exportations de son pays malgré la guerre au Moyen-Orient.

Interrogé par la chaîne de télévision irakienne Al-Sharqiya, le ministre Hayan Abdel Ghani a reconnu lundi soir des contacts avec « les autorités compétentes » à Téhéran « afin d’autoriser le passage de quelques pétroliers par le détroit d’Ormuz, pour que nous puissions reprendre nos exportations. » « Il faut leur communiquer l’identité de ces navires, leur nom, qui en est le propriétaire », a-t-il précisé.

Le pétrole monte avec de nouvelles frappes au Moyen-Orient

Les cours du pétrole montent mardi alors que se poursuivent d’intenses frappes au Moyen-Orient, dont une nouvelle attaque contre une zone industrielle pétrolière aux Emirats arabes unis.

Vers 10H45 GMT (11H45 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 2,83% à 103,05 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en avril, gagnait 3,04% à 96,34 dollars.

La situation reste incertaine dans le détroit d’Ormuz, et les tensions vives. Lundi, le président américain Donald Trump a répété son appel aux pays dépendant du pétrole du Golfe à Ormuz, reprochant à certains de ne « pas vouloir s’impliquer ».

La prudence règne sur les marchés mondiaux

Les marchés mondiaux se montrent prudents mardi face à la remontée des prix du pétrole à l’entame du grand bal des banques centrales qui doivent affronter le spectre de l’inflation liée à la guerre au Moyen-Orient.

Vers 10H45 GMT, la Bourse de Francfort faisait du surplace (-0,02%), tandis que celle de Paris montait légèrement (+0,44%) tout comme celle de Londres (+0,52%).

En Asie, la Bourse de Tokyo a terminé à un niveau proche de l’équilibre (-0,09%). Dans les derniers échanges, l’indice hongkongais Hang Seng prenait 0,09%. Plus enthousiaste, Séoul a grimpé de 1,63%, profitant de la forte composition technologique de son indice.

Nouvelle attaque de drones sur une installation pétrolière à Fujaïrah

La zone industrielle pétrolière de Fujaïrah, sur la côte est des Emirats arabes unis, a été visée mardi par une nouvelle attaque de drones qui a provoqué un incendie, sans faire de blessés, selon les autorités locales.

L’installation, qui se trouve sur le golfe d’Oman, au-delà du détroit d’Ormuz, avait déjà été touchée la veille par une attaque de drones, poussant la compagnie nationale pétrolière Adnoc a suspendre ses chargements de brut sur le site, a dit lundi une source proche à l’AFP.

Visite de Trump: Pékin « prend note » des clarifications sur les raisons d’un possible report

La Chine a dit mardi « prendre note » des clarifications apportées selon elle par les Etats-Unis sur les raisons d’un possible report de la visite du président Donald Trump, et rester en contact avec l’administration américaine sur cette visite.

« Nous avons pris note du fait que la partie américaine a publiquement clarifié les informations inexactes publiées par les médias » et indiqué que « la visite n’avait aucun rapport avec la question de la libre navigation dans le détroit d’Ormuz », a dit lors d’un point presse régulier un porte-parole des Affaires étrangères chinoises, Lin Jian.

L’Australie relève son taux directeur, invoquant les carburants renchéris

La Banque centrale australienne a relevé mardi son taux directeur de 25 points de base, invoquant la « forte hausse des prix des carburants » provoquée par la guerre au Moyen-Orient, qui risque d’alimenter les tensions inflationnistes.

C’est l’une des premières grandes banques centrales à relever ses taux en réponse au conflit et à la flambée des prix énergétiques, portant son taux directeur à 4,10%.

 

LNT avec Afp

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