Banques cotées : le coût du risque en baisse après deux ans de hausse, constate AGR
Le produit net bancaire (PNB) des sept banques cotées à la Bourse de Casablanca s’est établi à 72 milliards de dirhams (MMDH) à fin septembre 2025, enregistrant une hausse de 6% en glissement annuel, selon les données publiées par Attijari Global Research (AGR) dans son rapport « Research Report – Equity » de février 2026.
D’après AGR, les réalisations du secteur bancaire coté à fin septembre sont globalement conformes aux prévisions initiales. Cette progression du PNB reflète une dynamique soutenue de l’activité dans un environnement marqué par des conditions de financement relativement favorables.
Le résultat net part du groupe (RNPG) des banques cotées a, pour sa part, progressé de 13,6% pour atteindre 17 MMDH à fin septembre. Cette performance s’explique notamment par un effet volume positif et par plusieurs facteurs favorables, dont l’optimisation du coût de la ressource. Le poids des ressources à vue dans les dépôts s’est établi à 73%, contribuant à l’amélioration des marges.
AGR souligne également la montée en puissance des activités de marché dans un contexte de taux favorable, ainsi que l’essor du digital banking. Ces évolutions ont permis une optimisation du réseau de distribution et une amélioration de l’efficacité opérationnelle, traduite par un recul du coefficient d’exploitation à 41%.
Sur le plan de la qualité des actifs, la note fait état d’une baisse du coût du risque de 9,8% après deux années consécutives de hausse. Cette amélioration est attribuée à une meilleure qualité des portefeuilles, tant au Maroc que dans les filiales africaines des groupes bancaires concernés.
S’agissant des perspectives, AGR estime que le secteur bancaire coté demeure sous-évalué en Bourse. Le rapport indique qu’à horizon 2026-2027, le rendement des fonds propres (ROE) dépasserait pour la première fois la barre des 13%, tandis que le ratio cours/bénéfice (P/E) ressortirait à un niveau historiquement bas de 12,6x sur la même période.
Selon les analystes d’AGR, cette configuration – caractérisée par une rentabilité financière en amélioration et une valorisation boursière modérée – offrirait un potentiel d’appréciation estimé à 26% pour le secteur bancaire coté en 2026, sous réserve du maintien des conditions macroéconomiques et financières actuelles.
LNT
