Ministère de l’économie et des finances

Finances publiques : le déficit budgétaire ramené à 3,5 % du PIB en 2025

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Finances publiques : le déficit budgétaire ramené à 3,5 % du PIB en 2025

Par LNT
Ministère de l’économie et des finances

Les finances publiques marocaines ont enregistré en 2025 une amélioration de leurs principaux équilibres, marquée notamment par une réduction du déficit budgétaire et une progression soutenue des recettes. Le déficit s’est établi à 60,5 milliards de dirhams, représentant 3,5 % du produit intérieur brut, un niveau conforme aux objectifs fixés par la loi de finances et en amélioration de 0,3 point par rapport à l’année précédente.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte de progression des recettes, qui ont augmenté de 52,9 milliards de dirhams, à un rythme légèrement supérieur à celui des dépenses, en hausse de 51,9 milliards. Cette dynamique a contribué à la poursuite du recul du ratio de la dette du Trésor, ramené à 67,2 % du PIB en 2025.

Les recettes ordinaires ont dépassé les prévisions initiales, atteignant un taux de réalisation de 107,3 %. Elles se sont établies à plus de 424 milliards de dirhams, en progression annuelle de 14,2 %. Cette performance est principalement portée par les recettes fiscales, qui ont franchi le seuil de 342 milliards de dirhams, en hausse de 14,7 %, avec un taux de réalisation de 106,9 %.

Dans le détail, l’impôt sur les sociétés a enregistré une croissance notable, soutenue par une amélioration des acomptes et un renforcement du complément de régularisation. L’impôt sur le revenu a également progressé, notamment grâce aux opérations de régularisation fiscale volontaire et à la hausse des prélèvements sur les profits financiers. La taxe sur la valeur ajoutée a bénéficié de l’augmentation des recettes issues tant des importations que des opérations domestiques. Les taxes intérieures de consommation ont, quant à elles, été soutenues par la progression des recettes liées aux produits énergétiques et aux tabacs, dans un contexte de révision du cadre fiscal.

Du côté des dépenses ordinaires, celles-ci se sont établies à 348,7 milliards de dirhams, affichant un taux d’exécution proche de 99 %. Leur progression est principalement attribuable à la hausse des charges liées aux biens et services ainsi qu’à l’augmentation des intérêts de la dette. À l’inverse, les dépenses de compensation ont enregistré un net recul, contribuant à la maîtrise des charges globales. Cette évolution s’est traduite par un solde ordinaire excédentaire de près de 75,5 milliards de dirhams, contre 61,8 milliards un an auparavant.

Les dépenses d’investissement ont atteint 125,3 milliards de dirhams, en hausse de 7,8 milliards par rapport à 2024, avec un taux de réalisation de près de 119 %. Ce niveau reflète la poursuite de l’effort public en matière d’infrastructures, d’équipements et de projets structurants.

Parallèlement, le besoin de financement du Trésor s’est élevé à 74 milliards de dirhams en 2025. Ce besoin a été couvert à parts quasi égales par les marchés domestique et international, à travers des mobilisations nettes respectives de 37,1 et 37 milliards de dirhams. L’endettement intérieur a porté sur des souscriptions totalisant 174,2 milliards de dirhams, tandis que les remboursements ont atteint 140,6 milliards. Les emprunts extérieurs ont intégré à la fois des tirages sur les marchés financiers internationaux et des amortissements.

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