Inflation : l’IPC annuel moyen progresse de 0,8 % en 2025, selon le HCP
L’indice des prix à la consommation (IPC) annuel moyen a enregistré une hausse de 0,8 % en 2025 par rapport à 2024, selon les dernières données publiées par le Haut-Commissariat au Plan. Cette évolution reflète une progression modérée des prix dans un contexte marqué par l’atténuation des tensions inflationnistes observées au cours des deux années précédentes.
D’après la note d’information du HCP, cette hausse résulte d’une augmentation de 0,8 % de l’indice des produits alimentaires et de 0,5 % pour les produits non alimentaires. Les variations des prix non alimentaires demeurent toutefois contrastées selon les catégories de biens et services, oscillant entre une baisse de 2,6 % pour le poste « Transport » et une hausse de 3,3 % pour les « Restaurants et hôtels ».
Sur la base de ces évolutions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et ceux à tarifs publics, aurait également progressé de 0,8 % en 2025, traduisant une dynamique des prix globalement contenue à l’échelle nationale.
Des disparités régionales marquées
L’analyse régionale met en évidence des écarts notables dans l’évolution annuelle des prix à la consommation. Les hausses les plus importantes ont été observées à Fès (1,7 %), suivie de Kénitra (1,3 %), Guelmim (1,2 %) et Settat (1,1 %). Les villes de Tétouan (1 %), Rabat et Errachidia (0,9 %), ainsi que Agadir et Tanger (0,8 %), affichent des progressions proches de la moyenne nationale.
À l’inverse, des augmentations plus modérées ont été enregistrées à Casablanca (0,7 %), Meknès, Dakhla et Al Hoceima (0,5 %), Béni Mellal (0,4 %), tandis que Marrakech (0,2 %) présente la variation la plus faible parmi les principales villes suivies.
Ces disparités traduisent des dynamiques locales différenciées, liées notamment aux structures de consommation, aux circuits d’approvisionnement et aux conditions économiques propres à chaque région.
Sur le seul mois de décembre 2025, l’IPC a enregistré une baisse de 0,1 % par rapport à novembre, portée par un recul de 0,3 % des prix des produits alimentaires, tandis que les prix des produits non alimentaires sont restés stables.
La diminution observée pour les produits alimentaires concerne principalement les « Huiles et graisses » (-3,9 %), les « Fruits » (-2,8 %) et les « Viandes » (-1,2 %). Ces baisses ont contribué à atténuer la pression sur le panier de consommation des ménages en fin d’année.
À l’inverse, certaines catégories ont enregistré des hausses sensibles, notamment les « Poissons et fruits de mer » (+3,3 %), les « Légumes » (+2,8 %), le poste « Lait, fromage et œufs » (+0,6 %), ainsi que « Café, thé et cacao » (+0,4 %). Ces évolutions reflètent à la fois des facteurs saisonniers, des variations de l’offre et des ajustements sur les marchés de produits frais.
Pour les produits non alimentaires, la baisse mensuelle concerne principalement les « Carburants » (-0,5 %), dans un contexte de détente relative des cours internationaux de l’énergie en fin d’année.
Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait enregistré une diminution de 0,2 % en décembre 2025 par rapport au mois précédent. Cette évolution confirme l’orientation modérée de la dynamique des prix hors produits volatils, traduisant une relative stabilité des coûts dans les principaux segments de consommation.
LNT
