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CAN 2025 : Au-delà de la finale, l’unité prévaut!

CAN 2025 : Au-delà de la finale, l’unité prévaut!

Par AL
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Le Maroc a mobilisé tous les moyens pour faire de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 une véritable fête continentale, en offrant aux équipes et aux supporters des infrastructures modernes, une logistique efficace et une organisation aux standards internationaux.

Habitué à accueillir des rendez-vous d’envergure de la COP22 à Marrakech au GITEX Africa, en passant par de grands forums économiques et culturels, le Royaume a une nouvelle fois démontré son savoir-faire. Pourtant, bien avant le coup d’envoi, certaines voix ont cherché à ternir cette dynamique.

Avant même le début de la CAN, une campagne insidieuse s’est installée, laissant entendre que le Maroc, en tant que pays hôte, serait nécessairement avantagé par l’arbitrage. Ces accusations ont circulé alors que l’équipe nationale n’avait pas encore disputé la moindre rencontre. Elles ignoraient délibérément la réalité sportive : un football marocain en pleine ascension!

Le Maroc a remporté la Coupe arabe avec un effectif composé essentiellement de joueurs n’évoluant pas en équipe première, a gagné le Championnat d’Afrique des nations réservé aux joueurs locaux, et a été couronné chez les U20, champions du monde et médaillés de bronze aux Jeux Olympiques. Le Maroc demeure surtout la seule nation africaine à avoir atteint les demi‑finales d’une Coupe du monde. Comment, dès lors, nier la légitimité d’une équipe A rassemblant des professionnels présents dans les plus grands championnats du monde et considérée comme l’effectif le plus coté du continent ? Autant d’arguments qui rendent absurde l’idée d’un succès artificiel!

Après la finale face au Sénégal, le discours a pris une tournure plus agressive. Une vague de haine et de diffamation s’est déversée sur les réseaux sociaux, visant non seulement l’équipe, mais l’image même du Maroc. On a parlé d’une compétition biaisée, d’un arbitrage complaisant, d’une organisation défaillante, des accusations sans fondement qui occultent les témoignages des sélections, des supporters et des instances ayant salué la qualité de l’événement. Cette agitation virtuelle, amplifiée par des comptes, parfois anonymes, risque surtout d’alimenter des tensions entre Marocains et ressortissants subsahariens vivant au Maroc, ou entre communautés dans d’autres pays du continent et d’ailleurs.

Il est essentiel de ne pas se laisser emporter par cette vague émotionnelle. Le football ne doit pas devenir un prétexte pour fracturer ce que des années d’efforts ont patiemment construit. Depuis le retour du Royaume à l’Union africaine en 2017, sous la conduite du Roi Mohammed VI, des initiatives structurantes ont été lancées : gazoduc Nigeria-Maroc, initiative Atlantique pour l’accès des pays du Sahel à l’océan, politique migratoire humaniste, investissements majeurs dans la banque, les télécoms et l’agriculture, bourses pour des milliers d’étudiants africains, liaisons aériennes reliant Casablanca au continent… Autant d’actions qui traduisent une vision claire : une Afrique solidaire, maîtresse de son destin.

Le Maroc est africain par son histoire, sa géographie et ses liens humains. Des centaines de milliers de ressortissants du reste de l’Afrique y vivent, étudient et travaillent et des milliers de Marocains entreprennent et créent de la valeur ailleurs sur le continent. Cette réalité quotidienne vaut infiniment plus que les polémiques numériques.

La finale est terminée, les émotions retomberont, mais le continent restera notre point commun! La responsabilité collective aujourd’hui est de protéger ce qui nous uni, de refuser la manipulation et de rappeler que le sport doit rapprocher les peuples, non les dresser les uns contre les autres! 

Asmaa Loudni

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