Akhannouch-ONU

RNI : Qui pour succéder à Aziz Akhannouch ?

Politique

RNI : Qui pour succéder à Aziz Akhannouch ?

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Cette question intrigue bon nombre d’observateurs de la scène partisane nationale suite à la décision du Président du RNI, Aziz Akhannouch, de ne pas briguer un troisième mandat à la tête de la Colombe. Pour le moment, c’est « silence radio » autour de la personne appelée à conduire un RNI qui a toujours l’ambition de préserver son leadership politique.

Aziz Akhannouch, l’homme politique le plus controversé à tort ou à raison, ne se présentera pas candidat à la tête du parti à l’occasion du congrès extraordinaire prévu le 6 février prochain à El Jadida. Du coup, l’homme derrière la percée électorale du parti, la réussite de la carrière politique de certains et la destruction de ses détracteurs politiques à leur tête les islamistes du PJD, disons-le, aurait décidé de passer outre la présidence du prochain Exécutif, dit Gouvernement du Mondial.

Une décision, certes inattendue, mais qui n’a pas manqué de faire couler beaucoup d’encre, et considérée comme un ouf de soulagement pour une bonne partie des rivaux politiques d’Akhannouch, particulièrement le patron du PJD Abdelilah Benkirane.

Le soulagement aurait aussi concerné des partis comme le PPS, l’USFP ou encore l’Istiqlal. Ces derniers, qui se veulent « victimes » de la grande victoire du RNI lors des dernières législatives, souhaiteraient, avec le départ d’Akhannouch du RNI, revenir en force sur la scène partisane nationale.

Idem pour le PAM, certes membre de la coalition gouvernementale, mais qui ne cesse ces derniers temps de démontrer ces derniers temps ses grandes ambitions pour arracher la première place lors de législatives prochaines.

Il faudrait aussi savoir pourquoi Aziz Akhannouch a pris cette décision. Par conviction personnelle ou sous pression de quitter la scène partisane ? Car il est quand même important de rappeler que dans cette équation, d’autres milieux politiques en dehors de la classe partisane, auraient leur propre évaluation des choses et leur propre vision politique pour l’avenir.

 Pour le moment, et quelques jours seulement après cette décision d’Akhannouch, les instances du RNI maintiennent jusqu’à présent le silence autour des noms et profils candidats pour la présidence du parti.

En effet et à l’approche de ce congrès extraordinaire du RNI, aucune candidature officielle n’a encore été déposée pour succéder à Aziz Akhannouch. Pour certains analystes, ce silence s’explique par des incompatibilités statutaires, écartant plusieurs figures du parti.

Dans ce contexte, allons-nous vers l’option d’un candidat unique, choisi par consensus ? Des noms tels que Chakib Benmoussa, Nadia Fettah Alaoui, Mohamed Benchaâboun ou encore Talbi Alami circulent, certes, mais la question est de savoir si ces derniers disposent de l’expérience nécessaire à même d’offrir au RNI un second succès électoral après celui des législatives de 2021. Telle est la grande interrogation.

Dans tous les cas, on aura compris qu’on a voulu, pour une raison ou une autre, tourner la page du RNI version Aziz Akhannouch…

Hassan Zaatit

 

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