Les enquêteurs sur les lieux du double attentat à Ankara, le 10 octobre 2015 © AFP ADEM ALTAN

International

Attentat d’Ankara : L’aviation turque bombarde le PKK

le 18 février 2016


L’aviation turque a mené, mercredi soir, de nouvelles frappes aériennes contre des cibles du groupe rebelle du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l’Irak, a annoncé l’état-major des forces armées turques (TSK).

Le raid aérien à grande échelle des avions de combats a pilonné des positions du PKK à Haftanin et ciblé un groupe de 60 à 70 rebelles dont des dirigeants de la rébellion, a ajouté la TSK, indiquant que des camps à Avasin et Zap ont été également visés.

Ces frappes sont intervenues quelques heures après l’attentat sanglant à la voiture piégée contre des véhicules de transport de militaires à Ankara qui a fait au moins 28 morts et 61 blessés, selon un dernier bilan.

Trente des personnes blessées ont quitté l’hôpital et 31 autres sont toujours hospitalisées mais leur état n’est pas jugé critique, selon l’armée.

L’auteur de cet attentat a été identifié comme Saleh Najjar, un syrien d’origine kurde, grâce à ses empreintes digitales relevées à son entrée en Turquie, selon la presse locale.

« La voiture utilisée dans cet attentat a été louée dans la province d’Izmir (ouest) mais aurait été volée par le terroriste », selon les médias turcs, qui citent des sources sécuritaires.

L’explosion s’est produite à proximité des résidences du personnel militaire, du parlement, de ministères et de l’état-major des forces armées (TSK). Au moins trois véhicules de transport de militaires ont pris feu et une voiture particulière a été endommagée suite à la déflagration.

L’attentat n’a pas encore été revendiqué et les enquêteurs n’écartent aucune piste. Mais selon le mode opératoire visant les forces de l’ordre, ils privilégient la piste de la rébellion du PKK.

Les autorités turques se sont refusées à tout commentaire sur les auteurs possibles de l’attentat. « Nous n’avons encore aucune information sur les auteurs de cet attentat », a déclaré, mercredi soir, le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement Numan Kurtulmus.

Les forces de l’ordre turques et le PKK ont repris les hostilités dans le sud-est du pays après le vol en éclats d’un cessez-le-feu de près de deux ans et demi. Près de 10.000 éléments des forces de sécurité, équipés d’armes lourdes, participent, depuis la mi-décembre dernier, à des opérations d’envergue pour « éradiquer » les rebelles des provinces du sud-est.

LNT avec Map