Les Forces Armées Royales et les forces armées des États-Unis ont procédé, à Agadir, au lancement officiel de la 22ᵉ édition de l’African Lion, un exercice multinational interarmées organisé jusqu’au 8 mai.
Une cérémonie d’ouverture s’est tenue au siège de l’État-Major de la Zone Sud, en présence de représentants des pays participants, marquant le démarrage officiel de cet exercice présenté comme le plus important conduit sur le continent africain.
La cérémonie a été coprésidée par le Général de Division Mohammed Benlouali et le Général de Brigade Daniel Cederman, qui ont présenté le concept général de l’exercice ainsi que les principales activités prévues dans le cadre de cette édition.
Dans son intervention, Mohammed Benlouali a indiqué que cet exercice constitue, selon ses termes, « une étape stratégique avancée » dans le renforcement du partenariat militaire entre les FAR et les forces armées américaines, ainsi qu’avec les armées des pays participants.
Il a souligné que les manœuvres visent à renforcer le partenariat et l’intégration dans les domaines de la planification, à élever le niveau de préparation opérationnelle et à contribuer au développement des expertises et des compétences dans différentes spécialités.
De son côté, Daniel Cederman a affirmé que « le partenariat constitue le fondement de l’exercice African Lion », ajoutant que les objectifs de cette édition consistent à « accroître l’état de préparation, renforcer l’interopérabilité et améliorer notre capacité à exécuter des missions conjointes dans des environnements complexes ».
« Nous construisons des forces capables de répondre rapidement et efficacement aux défis communs », a-t-il déclaré.
Selon les données communiquées, plus de 5.000 éléments issus d’environ 40 pays participants et observateurs prennent part, aux côtés des FAR et des forces armées américaines, à cette édition.
Les activités prévues doivent se dérouler notamment à Benguérir, Agadir, Tan-Tan, Taroudant, Dakhla et Tifnit.
Le programme comprend des exercices tactiques terrestres, maritimes et aériens, des opérations combinées de jour et de nuit, des exercices des forces spéciales, des opérations aéroportées ainsi qu’un exercice de commandement terrain.
Selon les organisateurs, cette édition se distingue également par une extension vers de nouveaux domaines, notamment l’espace extra-atmosphérique, la guerre électromagnétique et le cyberespace, avec l’intégration des systèmes aériens sans pilote dans la planification et la conduite des opérations.
Des entraînements liés à la lutte contre les armes de destruction massive figurent également au programme, de même que des prestations médico-chirurgicales et sociales destinées à la population, notamment dans la région d’El-Faid à Taroudant, via un hôpital militaire de campagne, ainsi qu’à Dakhla.
En amont des manœuvres, une phase académique lancée le 20 avril et prévue jusqu’au 30 avril accompagne la préparation des exercices de commandement et des opérations sur le terrain.
Cette phase dite « academics » comprend, selon les éléments présentés, 20 modules spécialisés consacrés notamment aux technologies émergentes, parmi lesquelles les systèmes aériens sans pilote, la cybersécurité et les opérations satellitaires.
Les organisateurs soulignent que cette composante vise à renforcer l’interopérabilité opérationnelle, technique et procédurale entre les armées participantes, tout en favorisant l’échange d’expériences et de procédures en matière de formation et d’entraînement interarmées.
LNT
