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Un dictionnaire au service des noms de famille 0

25/07/12 publié par LNT

Mouna Hachim, historienne passionnée de généalogie a publié récemment un livre intitulé  « Dictionnaire des noms de famille du Maroc» aux éditions le Fennec au prix de 250 DH.  Le thème de l’ouvrage est à la jonction de plusieurs sujets : l’histoire, la généalogie, l’ethnologie, l’étymologie, la mémoire et la tradition orale. Portant sur des valeurs fortes, ce dictionnaire met en avant les richesses historiques, culturelles, ethniques et civilisationnelles du pays. Entretien. 

 

La Nouvelle Tribune : Pourriez-vous brosser un court portrait de votre parcours pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?

 

Mouna Hachim :  Je suis littéraire de formation, titulaire d’un DEA en littérature comparée à la faculté des Lettres de Ben Msik Sidi Othmane. J’ai débuté ma carrière dans la presse d’entreprise au sein d’une grande institution bancaire, puis dans la presse grand public.  Ce qui m’a permis de collaborer dans plusieurs rédactions marocaines que ce soit dans la presse écrite ou plus récemment, à la radio. Je suis également auteur d’un roman historique et social «Les Enfants de la Chaouia » à moitié autobiographique.

 

Comment en êtes-vous venu à l’écriture de ce dictionnaire des noms de familles ?

 

C’est une idée qui s’est imposée. Je l’ai entamé comme un jeu intellectuel qui a pris de l’ampleur… Je trouvais que c’était une manière originale de découvrir des volets fondamentaux de notre histoire, loin des procédés conventionnels en vogue notamment dans les manuels scolaires. Etant placé au cœur de l’identité, le nom est révélateur de l‘histoire d’un peuple et de ses mentalités. Se pencher sur son étude peut paraître une gageure sinon même une entreprise suicidaire compte tenu de son caractère intime et des limites difficiles à franchir qu’il impose mais c’est totalement passionnant et cela ouvre des horizons de compréhension aux frontières infinies…

Quelles sont vos influences littéraires ? 

 

Je dévore toutes sortes d’ouvrages depuis le jeune âge.  Le livre a toujours été mon compagnon fidèle, source d’enrichissement et d’évasion. Mes influences sont multiples et conjuguent la littérature russe, française, arabe… C’est cette diversité qui m’attire sachant que j’ai aussi un grand faible pour le patrimoine dans toute sa richesse et authenticité.

 

On constate effectivement qu’à l’heure de l’internet et des téléphones portables, la jeune génération n’est plus trop attirée par la lecture. Qu’en pensez-vous ?

C’est une amère réalité. Les chiffres sont catastrophiques et les pouvoirs publics aux abonnés absents. Que fait-on pour y pallier ? De combien de bibliothèques de quartier disposons-nous ? Quel est le rôle des médias publics ? Encourage t-on la création intellectuelle sur le plan politique, social et même familial ? Ces questions nous interpellent tous.

Depuis quelques années, on voit fleurir une multitude de blogs de lectures qui sont entretenus par des lecteurs passionnés, lesquels émettent des avis sur les livres qu’ils ont lus. Que pensez-vous de ces blogs ?

 

Tout ce qui peut contribuer à promouvoir la culture et la lecture est le bienvenu dans un monde soumis de plus en plus à la logique froide du marché où la culture au sens noble est reléguée au second plan au profit du prêt-à-penser.

Un petit message à l’attention de vos lecteurs ?

 

C’est grâce à eux et à leurs encouragements que je m’entête à persévérer dans cette voie. Aucun mot ne peut résumer, si ce n’est « Merci » tout simplement.

Entretien réalisé par Fatimazahraa Rabbaj