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PAAP / Associations professionnelles La CGEM candidate à sa propre succession 0

23/06/11 publié par lntadmin

Alors que les opérations du Programme d’Appui aux Associations Professionnelles (PAAP), financé par l’Union européenne (UE) s’achèvent à la mi-juin 2010, des zones d’ombre subsistent quand à l’avenir du mode de gestion et de coordination du soutien de l’UE accordé aux associations professionnelles. «En tant que CGEM, on souhaiterait poursuivre l’aventure afin de capitaliser sur la réussite des actions menées au profit des associations professionnelles, de sorte qu’elles continuent à aller de l’avant. Sept années durant, nous avons démontré que le secteur privé était largement en capacité de jouer un rôle majeur au service du développement du tissu socioéconomique. J’en profite pour saluer le travail de toute l’équipe», indique Aziz Kadiri, Vice-président à la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM). Autant dire que les ambitions du management de la CGEM sont claires. Reste à connaître les intentions du gouvernement et plus particulièrement du ministère de l’Economie et des Finances, dirigé par Salahddine Mezzouar. «Des discussions sont en cours et nous sommes confiants sans pour autant avoir de certitudes. Cependant, nous sommes candidats à la…candidature», poursuit Aziz Kadiri.

Il faut savoir que cette redistribution des cartes est la conséquence du changement d’approche de Bruxelles en direction des pays…proches de l’UE, comme le Maroc, ainsi que du statut avancé obtenu par le Royaume. D’une approche dite projet, on passe à une approche…budgétaire. Du coup, c’est la philosophie et la méthodologie qui va évoluer. Comment ? Tout d’abord, c’est au gouvernement de faire connaître ses intentions. A la fois au niveau du mode de gouvernance, sur les projets à initier et leurs financements. En clair, faîtes des propositions et nous validerons ou…pas ! Pour ce qui est du volet de la gouvernance, qu’est-ce qui va changer ? Jusqu’à présent, la délégation européenne, basée à Rabat, discutait en direct avec la CGEM sur la base de projets élaborés par les associations professionnelles. Demain, Eneko Landaburu, Ambassadeur, Chef de la délégation UE au Maroc, aura pour principal interlocuteur, le gouvernement. Autrement dit, Abbas El Fassi et sa majorité. Toutefois, il semblerait que ce soit Salahddine Mezzouar qui «hériterait» de la gestion de l’après-PAAP en sa qualité de «trésorier» des finances publiques.

Dénouement le 1er juin 2010…

Ce qui nous conduit à aborder la dimension matérielle. Qu’en sera-t-il ? Du côté de l’UE, on se montre rassurant sur l’enveloppe allouée au soutien et à l’accompagnement des associations professionnelles. Pas de baisse de l’enveloppe prévue. «Des lignes budgétaires sont prévues pour, entre autres, l’accompagnement et le financement de projets. Il s’agit tout simplement d’une modification de l’architecture et d’un changement d’approche. J’ajoute que cela ne concerne que le programme d’appui aux associations professionnelles. Le soutien de l’Union européenne aux nombreux programmes sociaux initiés par le Royaume n’est pas concerné par la nouvelle approche au profit des associations professionnelles. . Je tiens à le préciser», annonce Dominique Seran, haut cadre au siège de la délégation européenne à Rabat. Cependant, il faudra patienter jusqu’au 1er juin 2010, date fixée pour la tenue de la 4ème édition des Assises nationales des associations professionnelles au Maroc, intitulée «Rôle des associations professionnelles dans le partenariat public / privé» pour connaître officiellement la nouvelle donne en matière de gouvernance pour le soutien aux associations professionnelles.  Salahddine Mezzouar, ministre de l’Economie et des Finances, Ahmed Reda Chami, ministre du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles technologies, Eneko Landaburu, Chef de la Délégation européenne au Maroc, Mohamed Hourani, président de la CGEM, ainsi que de nombreux opérateurs économiques, de présidents de fédérations et d’associations professionnelles et de responsables associatifs ont répondu présents à l’appel des organisateurs. «L’objectif de cette journée sera de présenter le bilan des actions réalisées et des différents défis que les associations doivent relever ainsi que les voies et les moyens de poursuivre l’accompagnement nécessaire à la dynamisation des associations professionnelles», conclut Aziz Kadiri.

Rachid Hallaouy