Les lauréates de l'édition 2015 de "Pour les femmes et la science"
Société

L’Oréal et Unesco continuent de valoriser les femmes scientifiques

le 31 décembre 2015


Comme chaque année, l’Oréal Maroc et l’Unesco consacrent le travail au féminin, à travers le programme « Pour les Femmes et la Science », grace auquel 5 femmes scientifiques reçoivent une bourse de 10 000 euros chacune. Lancé depuis 9 ans par l’Oréal Maroc, qui déploie localement le programme initié par la maison mère depuis 17 ans, «For women in science» a adopté, depuis 2014, une dimension Maghreb. Ainsi, des candidates du Maroc, de la Tunisie, de l’Algérie et de la Lybie, sont sélectionnées pour bénéficier de la bourse l’Oréal-Maroc. En effet, seuls 30% des chercheurs dans le monde sont des femmes et seulement 3% des prix Nobel scientifiques ont été attribués à des femmes.

A ce jour, ce programme a pu profiter à 47 chercheuses. A travers ce soutien, l’Oréal et l’Unesco ambitionnent de mettre en exergue la disparité hommes-femmes dans le domaine des sciences. «C’est une action qui ambitionne également d’inciter les jeunes filles à épouser des carrières scientifiques», a déclaré Mme Loubna Aziz, directrice des Ressources Humaines et Communication Corporate, à l’occasion de la cérémonie des remises des bourses, organisée le mardi 15 décembre à Casablanca. Les noms des gagnantes de l’édition 2015 ont été dévoilés au public, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée en présence de M. Philippe Raffray, directeur général de l’Oréal Maroc, et M. Hassan Belguenani, responsable du secteur des sciences naturelles et exactes pour le bureau Unesco Maghreb. Deux candidates marocaines, deux candidates tunisiennes et une candidate algérienne, ont formé le podium de cette neuvième édition. La première marocaine est Hanane Ezzikouri, dans la discipline Informatique décisionnelle. La doctorante a été primée pour son travail sur la constitution d’un moteur de recherche sémantique basé sur un corpus multilingue. Un travail mené au sein du laboratoire de mathématiques appliquées et calcul scientifiques au FST Beni Mellal.

La deuxième boursière marocaine est Mouna Fahr. Elue pour son travail de valorisation de la flore des talus miniers du Maroc, pour la réhabilitation des sites pollués par les métaux lourds, c’est au laboratoire de physiologie et de biotechnologie végétale à la faculté des Sciences-Université Med V à Rabat que Mouna Fahr effectue ses travaux de recherches.

Pour la Tunisie, le prix «For Women in Science» est revenu à Moufida Atigui, pour son travail sur la mécanisation de la traite du lait de chamelle. Une recherche menée au sein de l’Institut national de la recherche agronomique de Rennes en France et le laboratoire d’élevage et de la faune sauvage à l’Institut des régions arides de Medenine. Pour sa part, Rim Khlifi a été primée pour son travail sur la polypose naso-sinusienne : approche toxicologique et génétique, qu’elle a mené à l’unité de recherche et de toxicologie marine et environnementale à l’institut préparatoire aux études d’ingénieurs de Sfax.

Enfin, la cinquième bourse est revenue à l’algérienne Chahinez Benadis, pour sa recherche sur l’exploitation des interactions plantes-microorganismes et l’amélioration des rendements des cultures. Un travail mené au sein du laboratoire d’amélioration de la productivité des sols à l’université d’Oran.

Ces boursières témoignent de la capacité des femmes de relever les défis dans tous les secteurs d’activité, y compris la recherche scientifique. Espérons que leurs exploits soit un moteur qui encouragera les jeunes filles à suivre la même voie.

L.Ouazry