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Assurance maladie / Secteur privé L’AMO, 5 ans après… 0

21/06/11 publié par lntadmin

C’est à l’initiative de la Chambre de Commerce Suisse au Maroc qu’une conférence /débat intitulée «Quelle assurance maladie pour les salariés du secteur privé», s’est déroulée, mardi 08 juin 2010, dans les locaux de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM). Chakib Tazi, directeur général de l’Agence nationale d’assurance maladie (ANAM), a animé les débats, deux heures durant. Au menu : l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et sa couverture dans le secteur privé. Si à terme, chaque Marocain, sans exception aucune, devrait jouir d’une couverture sanitaire, il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui des zones d’ombres, parfois sur fond d’incompréhensions, subsistent. En effet, nombreux sont ceux qui ignorent qu’ils sont éligibles à l’AMO car ils bénéficient d’une couverture assurée par leur compagnie d’assurance privée. Pis, selon des professionnels de la santé, certaines personnes pensent n’être pas concernées par l’AMO. «Pour ceux qui ne le savent pas, l’assurance maladie obligatoire est une révolution. Notre pays a mis sur les rails, en 2005, cette politique publique destinée à tous les Marocains», indique Chakib Tazi.

En clair, la mise en application de l’AMO – pour les secteurs public et privé à l’heure actuelle et qui devraient être étendue aux professions libérales et aux étudiants – constitue une maillon fort qui permettra au Maroc d’être mieux inséré dans le concert mondial en matière de politique sociale. Si le chemin est encore long, il semblerait que la volonté et la détermination de l’Etat soit indéniable. Reste à trouver les ressources nécessaires pour assurer le financement de l’AMO et (surtout) garantir sa pérennité.

R.H.

Trois questions à Chakib Tazi, Directeur général de l’ANAM

«La généralisation du RAMED est toujours d’actualité»

La Nouvelle Tribune : Qu’est-ce qui bloque pour la généralisation du dispositif  RAMED ?

Chakib Tazi : Rien du tout. Il y a aujourd’hui une préparation idoine pour assurer son lancement. La région de Tadla / Azilal a été choisie pour une expérience pilote et cela s’est soldé par une réussite. Il faut savoir que la territorialisation est un lourd chantier et que tout doit être fait et pensé pour assurer son plein succès. C’est ce qui figure à l’ordre du jour comme l’identification et un traitement centralisé des données et des dossiers.

La création d’un guichet unique (CNSS / CNOPS) ne serait-elle pas une solution pour le développement de l’AMO ?

A l’ANAM, nous proposons la création d’un portail de saisie uniforme afin d’assurer un traitement efficient des dossiers. De son côté, la CNSS a développé un certain nombre de conventions avec des compagnies d’assurances privées. Je pense qu’il serait bon de rééquilibrer les paniers de soins entre la CNSS et la CNOPS car cela permettra de réduire le nombre de difficultés.

Est-il d’actualité que l’ANAM se déploie dans les régions, par souci de proximité, car de Rabat… ?

Ce n’est pas d’actualité. Je ne pense pas que la proximité géographique soit nécessaire. Peut-être le jour où le dispositif RAMED sera généralisé…

Propos recueillis par

Rachid Hallaouy